Raphaël Arhie
Raphaël découvre le théâtre alors qu’il est journaliste, il débute avec des cours amateurs puis rejoint rapidement l’École Claude Mathieu à Paris en 2022. Il y joue dans Lac de Pascal Rambert, Ubu Roi d’Alfred Jarry et en anglais dans The Trestle at Pope Lick Creek de Naomi Wallace.
En 2024, il intègre l’École du Nord, où il travaille aux côtés d’artistes tels que David Bobée, Armel Roussel et Julie Deliquet.
En dehors du théâtre, Raphaël participe à la classe de chant et au spectacle de Thomas Bellorini autour du répertoire de Jane Birkin en 2024.
Avant le théâtre, Raphaël étudie et fait de la recherche en économie en Angleterre, puis il travaille à Londres en tant que commercial ; ensuite, il retourne vers sa passion première (les médias) à Paris en travaillant en tant que journaliste chez France Inter puis chez Brut.
Originaire des Alpes, Raphaël voue un grand attachement à la montagne, il y pratique de nombreux sports (trail, escalade, alpinisme). C’est dans ces mêmes montagnes que Raphaël est marqué par le théâtre pour la première fois. À 18 ans, il assiste à une représentation de Macbeth en pleine forêt haut-alpine. Il est conquis par cette manière de faire vivre le théâtre hors des murs, de l'emmener au plus proche de la nature, en habitant un lieu qui laisse résonner le texte par-delà les montagnes.
Raphaël en 4 question / Rentrée 2024
Que signifie pour toi ton arrivée à l'École du Nord ?
C’est l’arrivée dans une nouvelle galaxie, l’occasion d’ouvrir plein de portes, de découvrir de nouveaux mondes, de chercher beaucoup, de se tromper souvent. Et tout ça, en équipe. Tout ça avec des camarades qui sont prêts, eux aussi, à plonger dans le vide pendant trois ans. De la folie. C’est aussi l’occasion de mettre les pieds dans le Nord, ce qui n’est pas peu lorsqu’on vient du Sud.
Le spectacle que tu as vu et qui a marqué ton regard de spectateur ?
C’est une représentation de Macbeth de Shakespeare dans les Hautes-Alpes, lorsque j’étais au lycée. La pièce se déroulait dans une forêt. Tous nos sens étaient mis en éveil. Le texte résonnait contre les montagnes, les branches craquaient sous nos pieds et le vent balayait notre visage. Ça vivait au-delà des murs et c’était une belle découverte.
Le personnage que tu as aimé incarner au théâtre ?
J’ai adoré incarner Acaste dans Le Misanthrope, c’est avec lui que j’ai commencé le théâtre. C’est tellement plaisant de jouer un pourri, ou peut-être suis-je déjà pourri moi-même, je ne sais pas.
La musique que tu mets pour lancer ta journée ?
« Ce matin-là » d’Air : ce morceau me transporte dans le désert, au bord d’une piscine, la vie semblait douce ce matin-là.