Lexan Leger
Lexan débute son exploration du théâtre au lycée Saint-Sernin de Toulouse jusqu'à l'obtention de son bac littéraire avant de poursuivre sa formation au Conservatoire régional de Toulouse. En 2021, il intègre l'ARTUS (Théâtre universitaire de Strasbourg) et rejoint la troupe Conférence pour les arbres. Avec cette dernière, il s'investit dans un travail d'écriture de plateau inspiré par le roman "Crapalachia" de Scott McClanahan, création nommée lauréate nationale du concours CROUS en 2022.
Poursuivant son chemin, Lexan intègre en septembre 2022 le Conservatoire départemental de Colmar, sous la direction de Blanche Giraud-Beauregardt, avant de rejoindre l'École du Nord en septembre 2024.
Au-delà des plateaux, Lexan est un militant pour l'inclusivité des personnes transgenres et la parité des genres dans la société. Profondément attaché à la décentralisation théâtrale, il aspire à œuvrer dans des régions où l'accès à la culture reste un défi, convaincu de l'importance de rendre le théâtre accessible à tous.
Ses inspirations scéniques sont diverses : il admire l'approche concrète du réel de Julie Deliquet, l'énergie de Matthieu Cruciani et le théâtre "extra-vivant" de Lorraine de Sagazan.
Lexan en 4 questions - Rentrée 2024
Que signifie pour toi ton arrivée à l'École du Nord ?
Je suis honoré d’avoir une place ici dans cette nouvelle maison. Je ne parle pas de maison par une fonction élitiste mais parce que j’espère me sentir bien entre ces quatre murs. J’ai pris beaucoup de temps, j’ai beaucoup bougé, j’ai été pris dans des fleuves de songes et me voilà. Je suis dans un mélange de beaucoup d'émotions mais je suis serein avec l’homme que je suis et qui ne deviendra que meilleur avec ses nouveaux camarades. Heureux d’avoir enfin posé mes valises quelque part. Ma vieille peau est loin d’ici, il est temps d’en avoir une nouvelle. “ Il fallait monter dans un train d’abord. Et réfléchir après. ” Bernard-Marie Koltès
Le spectacle que tu as vu et qui a marqué ton regard de spectateur ?
J’ai 17 ans, je rentre en option théâtre au lycée, ma mère me dit que je ne peux pas voir une pièce de douze heures. Je l'ai vu trois soirs, merci maman, tu avais raison, je ne pouvais pas prendre tout ça d’un coup. 2666 de Julien Gosselin, c’est l’un des premiers spectacles que j’ai vus et je pense intimement qu’il a guidé mes pas ici. Il est pour moi comme un premier amour, il ne s'oublie jamais.
Le personnage que tu as aimé incarner au théâtre ?
Antoine dans Juste la fin du monde de Jean-Luc Lagarce. Je n’ai même pas les mots pour décrire pourquoi ce rôle me porte autant. Et aussi Le fils dans Brahm, croyez-moi on peut aller loin avec une caravane, des boules de pétanque et du Pastis
La musique que tu mets pour lancer ta journée ?
The french open de Foals. Merci Hugues