A propos

La dernière fois que j’ai vu ma mère, elle m’a dit :
« Ah, c’est rigolo, vous avez le même nom que mon fils.»
La mémoire est quand même un drôle de sacré bazar. Un chevalier
en armure avec une épuisette à la main y entre, il s’assoit à nos
côtés et renverse tranquillement la table, mélangeant nos photos de
famille aux pages des livres d’Histoire.
Et repart son épuisette à la main.
Faut-il conserver nos souvenirs bien au frais ou au contraire (comme
le fromage) à température ambiante pour qu’ils témoignent de leurs saveurs, de leurs bruissements, de leurs velours, de leurs couleurs, de leurs parfums et de leurs goûts…?
Retour au Bled... Conjuguez au présent de l’indicatif, puis à l’imparfait :
-J’(avoir) la mémoire qui flanche.-
Écrire ses mémoires :
J’(avoir) la mémoire courte.
J’(avoir) une mémoire de poisson rouge.
J’(avoir) une mémoire d’éléphant.
J’ai (perdre) la mémoire.
J’(avoir) une mémoire externe.
Tu (avoir) une carte mémoire.
Je (être) tombé dans un trou de mémoire.
Tu (m’envoyer) une carte mémoire postale de 40 Gigas de vacances externes.
Je (se rafraîchir) la mémoire.
                                                                                       

Michel Laubu