tout savoir sur spirit

Après avoir enchanté les plus jeunes d’entre nous avec Leçon de choses, une petite forme qui tourna dans les écoles primaires de la métropole à l’automne 2014, Nathalie Fillion, auteure prolixe – qui passe régulièrement devant le profil du père de la Révolution d’Octobre situé sur la façade du 24 de la rue Beaunier dans le 14e arrondissement de Paris – s’est lancée dans un polar historique, un thriller fantastique sans prêt à penser. Spirit n’a d’autre ambition que de célébrer la sensualité de la pensée. Car la pensée se nourrit de tout, dit-elle….

À travers une fable ludique, Spirit interroge les forces historiques qui nous agissent malgré nous, mais aussi la notion d’inattendu, d’improbable et d’irrationnel qui est à l’œuvre dans l’histoire.
Spirit est aussi un retour tragi-comique et vertigineux sur le  XXe siècle, sur son héritage protéiforme.

La compagnie, Le Théâtre du Baldaquin

Créée en 1992, le Théâtre du Baldaquin s’est constitué en compagnie en 1996, autour de Stéphane Vallé et Nathalie Fillion, avec Karim-Pascal Bekkar et Alexis Maslov, ex-acteur du Théâtre de la Taganka de Moscou. La compagnie fait ses premières armes en résidence à la Scène Nationale de Cergy-Pontoise de 1995 à 1999, accueillie par Vincent Colin, directeur. Après un premier spectacle Le salon d’Ismène d’Hallali, montage collectif d’après Les Stoïciens, Nathalie Fillion s’engage dans l’écriture et écrit sa première pièce Pauvre Télémaque ou pas facile d’être le fils d’Ulysse. Mise en scène par Stéphane Vallé, la pièce est créée à la Scène Nationale de Cergy-Pontoise, jouée en tournée pendant deux ans, et reçoit en 1998 le Prix du public et le Prix du Jury de la tournée Océane, dirigée alors par Marc Jeancourt. Depuis, le Théâtre du Baldaquin se centre autour de l’écriture de Nathalie Fillion et de ses mises en scène : « Continuer de creuser là où la forme dramatique demeure singulière et spécifique. De l’écriture au plateau, continuer de poser des questions à la représentation, de soi, de l’autre, du monde. Le dialogue, la polyphonie, s’imposent souvent, et plusieurs théâtralités cohabitent dans mes pièces, comme cohabitent tant de réalités dans ce monde. L’intime et le politique, la petite et la grande histoire sont de mes thématiques récurrentes, et toujours, au cœur, la poésie, la fantaisie, la quête de légèreté, pour mieux saisir de la complexité du monde. Je tente de m’affranchir de la tyrannie de l’actualité pour mieux saisir le temps présent. J’interroge nos contradictions, nos petitesses et nos grandeurs, notre quête de sens, du comique au tragique. Je cherche à faire surgir l’épique de notre époque et les figures nouvelles qui y apparaissent. Je ne renonce ni aux personnages, ni à la fiction, outil de construction du monde, toujours à réinventer. Et je travaille avec des acteurs magiques, sinon à quoi bon ? »