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Splendid’s



De Jean Genet
Mise en scène Arthur Nauzyciel

Spectacle en anglais surtitré en français

Avec Jared Craig, Xavier Gallais, Ismail Ibn Conner, Rudy Mungaray, Daniel Pettrow, Timothy Sekk, David Barlow, Michael Laurence, Neil Patrick Stewart, James Waterston.

Traduction anglaise Neil Bartlett, décor Riccardo Hernandez, lumière Scott Zielinski, collaboration artistique et travail chorégraphique Damien Jalet, costumes et tatouages José Lévy assisté de Fabien Ghernati, son Xavier Jacquot, assistant décor James Brandily
  • Production

Production : Centre dramatique national Orléans/Loiret/Centre
Coproduction : Le Parvis, Scène nationale Tarbes-Pyrénées ; Centre dramatique régional de Tours – Théâtre Olympia ; MCB – Bourges, Scène nationale ; CDDB – Théâtre de Lorient.
Avec le soutien de l’Institut Français et de la ville d’Orléans.
Avec l’aide des Services culturels de l’Ambassade de France aux Etats-Unis, du Pioneer Works Center for Art and Innovation et du Abron Arts Center pour les répétitions à New York
Le décor est construit par l’atelier de la MCB – Bourges, Scène nationale

Descriptif

Au 7e étage du Splendid’s Hôtel, sept gangsters prennent en otage la fille d’un millionnaire ; celle-ci va être « accidentellement » étranglée par l’un d’eux. Dans l’attente d’une mort programmée, la vie de ces hommes, encerclés par la police, ne tient qu’à un fil : un simulacre qui se joue aux yeux du monde, sous le regard fasciné d’un huitième homme, un flic prêt à trahir les siens…
L’envie de mettre en scène cette pièce tenaille Arthur Nauzyciel depuis 2008, date de la création aux États-Unis de Julius Caesar de Shakespeare. C’est là qu’il dirigea cette même équipe d’acteurs américains, physiques et habités, et rencontra le décorateur Riccardo Hernandez et l’éclairagiste Scott Zielinski, avec lesquels, il a depuis mis en scène Jan Karski (Mon nom est une fiction) (2011) et La Mouette (2012). « Splendid’s est le prolongement d’un certain type de travail sur le texte, le corps et l’espace. Et l’envie de poursuivre une recherche esthétique entre théâtre et cinéma, qui brouille les frontières entre rêve et veille, réel et illusion. » À peine sorti de prison, Genet rêve en imaginant la pièce, écrite entre le Journal du voleur et son film Un Chant d’amour. Il fantasme ces gangsters américains qu’il pare d’une douceur vénéneuse. « La parole se déploie et circule d’un corps à l’autre : j’ai tout de suite pensé qu’elle devait se jouer en anglais ». Comme un film sous-titré où l’anglais devient la version originale, le voyage de la langue éclaire une autre dimension de ce texte méconnu de Genet.

Texte publié aux Éditions Gallimard, coll. L’Arbalète

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AU BORD DU PLATEAU
JEUDI 9 AVRIL
Rencontre avec l’équipe artistique après la représentation

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Production : Centre dramatique national Orléans/Loiret/Centre
Photo : Frédéric Nauzyciel

 


 

 Les représentations seront précédées de la projection du film UN CHANT D’AMOUR (1950, 26 min) de Jean Genet.
Certaines scènes peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes, projection interdite aux moins de 16 ans.
(pour plus d’informations, contactez-nous au 03.20.14.24.24. Vous souhaitez visionner ce court-métrage en amont de la représentation ? La vidéo est disponible sur >> vimeo <<)

  • Réserver

Infos pratiques

8 avril › 11 avril Lille - Grande salle

  • Horaires

    MER 08.04 - 20:00
    JEU 09.04 - 19:00
    VEN 10.04 - 20:00
    SAM 11.04 - 19:00
  • Durée

    1h50

    Tarifs

    • Plein tarif : 25€
    • Plus de 60 ans : 20€
    • Moins de 30 ans : 10€
    • Sans emploi : 7€


Video


La presse en parle

> Libération, 06 avril 2015
« Arthur Nauzyciel monte «Splendid’s» en anglais, une rareté reniée par l’auteur où se déploie la fantaisie débridée de gangsters à l’heure de l’assaut final. […] La langue de Genet charrie des diamants dans ce drame où chacun semble rêver l’autre, où l’on fait revenir les défunts, où les rôles s’échangent, s’inversent, où les héros s’engueulent, se désirent, se déguisent et se trahissent dans un miroitement infini, une valse ricanante de masques au bord de la mort brillamment interprétée par des acteurs de haute volée. »
Hugues Le Tanneur

> Le Monde, 21 janvier 2015
« Arthur Nauzyciel retravaille ici avec les remarquables comédiens américains avec lesquels il avait créé son mémorable JULIUS CAESAR, en 2008. (…) Il fait de SPLENDID’S un rituel au bord de la mort, spectral et splendide. Il peaufine son travail sur la langue, l’espace et les corps, qui en fait un des meilleurs metteurs en scène français d’aujourd’hui. »
Fabienne Darge

> La Croix, 20 janvier 2015
« Arthur Nauzyciel magnifie cette écriture radicale en un chant profond d’amour, de solitude et de mort. Le texte résonne avec une force sensuelle et poétique inouïe. (…) Le metteur en scène s’est entouré, à une exception près, d’une distribution exclusivement américaine au jeu d’une précision et d’une puissance stupéfiante. »
Didier Méreuze

> Les Inrockuptibles
« Le metteur en scène réalise le rêve de Jean Genet : monter SPLENDID’S en anglais, une pièce nourrie des codes du polar hollywoodien. »
Patrick Sourd

> La République du Centre
« Une sensation de flou et de ralenti magnifique plonge le spectateur dans une étrange transe visuelle. Une séance d’hypnose théâtrale servie par un jeu en anglais parfaitement surtitré, par la voix idéalement mélancolique de Jeanne Moreau, et, surtout par une troupe d’acteurs majeure.» SPLENDID’S, un spectacle de rêve. »
Matthieu Perrinaud

> Toute la culture, 21 janvier 2015
« La mise en scène d’Arthur Nauzyciel, hypnotique, donne chair et force au texte joué en anglais par des interprètes à la présence scénique hors-pair. Tous explorent avec une remarquable justesse les dimensions charnelles et funestes, iconiques et humaines, de SPLENDID’S. L’œuvre y est encore plus fascinante. »
Christophe Candoni

> Les trois coups, 16 janvier 2015
« Oscillant sans cesse entre la violence et la grâce, l’ambiguïté ne quitte pas les comédiens. Leur performance est à cet égard brillante. Leurs entrées et sorties sont un ballet. Le final est d’une très grande poésie, danse macabre par excellence. »
Aurélie Plaut