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Anna Akhmatova requiem



Concert-lecture par la violoncelliste Sonia Wieder-Atherton et le traducteur André Markowicz.
  • Sonia Wieder-Atherton - Biographie
  • André Markowicz

Sonia Wieder-Atherton a toujours fait de la musique son laboratoire. C’est la recherche qui l’a mené au fil du temps d’un répertoire à l’autre, de découverte en découverte. Dans une exploration permanente.Tournant et retournant les trajectoires, déviant les frontières, déjouant les présupposés dans une inlassable recherche de sens.

Elle est née à San Francisco d’une mère d’origine roumaine et d’un père américain. Elle a grandi à New-York puis à Paris. A Paris, elle entre au Conservatoire National Supérieur dans la Classe de Maurice Gendron. Très vite, elle s’interroge sur les formes et les sons à la recherche, déjà, d’un langage commun à toutes les musiques.

A 19 ans elle passe le rideau de fer et part vivre à Moscou pour étudier avec Natalia Chakhovskaïa au Conservatoire Tchaïkovski. Elle gardera en elle de ces années russes, en plus d’un enseignement d’excellence, un rapport particulier au temps, aux histoires et aux hommes. De retour en France elle ne cesse de questionner le répertoire. Elle est Lauréate du Concours Rostropovitch à 25 ans.

Travailleuse de fond, Sonia Wieder-Atherton expérimente sans cesse. Elle aime décrypter et comprendre la langue de compositeurs contemporains dont elle devient très vite l’allié et qui écrivent pour elle (Pascal Dusapin, Georges Aperghis, Wolfgang Rihm …). C’est avec la même recherche qu’elle aborde les pièces du répertoire dit« classique ». Et c’est ce qui fait d’elle une interprète à part.

Elle joue en soliste sous la directions de nombreux chefs, avec entre-autres: l’Orchestre de Paris, l’Orchestre National de France, l’Orchestre National de Belgique, le Philharmonique de Liège, le Philharmonique d’Israël, l’Orchestre Gulbenkian de Lisbonne, l’Orchestre Philharmonique du Luxembourg, l’Orchestre de la NDR de Hanovre, le REMIX Ensemble, Les Siècles, Asko/Schönberg… et collabore régulièrement avec des musiciens avec qui elle enregistre et joue en concerts (Imogen Cooper, Raphaël Oleg, …).

Ces dernières années, elle est à l’origine de nombreux projets qu’elle conçoit et met en scène : Chants juifs, un cycle pour violoncelle et piano ou elle s’inspire de l’art des hazan. Chants d’Est, pour violoncelle et ensemble instrumental, conçu tel un voyage de la Russie à la Mittel Europa. Vita, pour violoncelle seul et trois violoncelles, où elle raconte la vie d’Angioletta-Angel à travers deux génies hors de leur temps, Monteverdi et Scelsi. Odyssée pour violoncelle et choeur imaginaire, une femme seule avec son violoncelle accompagnée d’une bande-son, se confronte aux éléments. Vent, vagues, chaos, tempêtes… Little Girl Blue, from Nina Simone.

Pour Sonia Wieder-Atherton. Jouer Bach, Beethoven, des chants juifs ou Nina Simone, c’est faire le même geste, c’est poser la même question: celle d’une voix qui ne pourra jamais se comprendre si elle s’écoute insolemment. Sonia Wieder-Atherton repousse sans cesse les limites de ses explorations et c’est dans cette même recherche qu’elle se tourne avec son violoncelle vers d’autres expressions: s’ajoutent des projets tels que D’Est en musique, spectacle conçu avec les images du film D’Est de Chantal Akerman. Danses Nocturnes, avec Charlotte Rampling, où se rencontrent les oeuvres de Benjamin Britten et de Sylvia Plath. Navire Night, de Marguerite Duras, avec Fanny Ardant.

En 2011, elle reçoit le prix des Arts de la Fondation Bernheim, qui désigne chaque année trois lauréatsdont l’oeuvre a valeur créatrice dans chacun des domaines des arts, des lettres et des sciences.

Traducteur passionné, né de mère russe et de père français, il a notamment traduit pour Actes Sud l’intégralité de l’oeuvre romanesque de Dostoïevski (vingt-neuf volumes), mais aussi le théâtre complet de Gogol ou celui de Tchekhov (en collaboration avec Françoise Morvan). Tout son travail tend à faire passer en français quelque chose de la culture russe, et notamment de la période fondamentale du XIXe siècle. Le Soleil d’Alexandre (2011) est son grand oeuvre, qui vient éclairer et compléter toutes ses publications. Il est lauréat du prix de traduction Nelly Sachs 2012.
Il est l’invité privilégié du Théâtre cette saison

Descriptif

Ce duo atypique mettra en musique et en voix le requiem d’Anna Akhmatova, immense poétesse russe. 
Musique de Benjamin Britten  (3e suite pour violoncelle seul opus 87)

« Ce choix peut paraître étrange au premier abord.
Mais pas tant que ça.
Cette suite est inspirée de thèmes russes.
Chansons populaires, chants orthodoxes….
Son écriture, tour à tour rauque, tendre lyrique, polyphique,
Ses chants profonds, graves, comme la voix de Anna Akhmatova
Feront écho au puissant et dramatique Requiem de la poétesse russe. »

Sonia Wieder-Atherton

« Depuis longtemps, sans nous connaître, nous nous suivions. Nous nous sommes rencontrés, Sonia Wieder Atherton et moi, en 2010, à la Cité de la Musique, grâce à France Culture, autour des poèmes d’Ossip Mandelstam et d’Anna Akhmatova, et nous nous sommes dit que ce serait bien de travailler ensemble encore une fois, pour évoquer le Requiem d’Anna Akhmatova, cette suite de poèmes écrits et tout de suite appris par coeur, pour qu’il n’en existe pas de manuscrits, sur la terreur stalinienne. Un sommet absolu de la poésie russe (…). Sonia a retrouvé des trésors de musiques « soviétiques » inconnues, jamais jouées, composées dans ces années effrayantes, entre 1930 et 1940 ; moi, je dirai le texte russe, et je le traduirai à la volée. Il s’agira pour nous, autant que nous pouvons, de partager la terrible beauté de cette langue, son exigence et sa simplicité ; de faire entendre, d’une façon ou d’une autre, la résistance de tout un peuple – car c’est bien de cela qu’il s’agit. »

André Markowicz.

Sonia Wieder-Atherton occupe une place à part dans le monde musical aujourd’hui : soliste pour de nombreux orchestres français et internationaux, musicienne recherchée par de nombreux compositeurs contemporains, elle interprète un très large répertoire reflétant son imaginaire et est également auteur de projets singuliers. Little Girl Blue, from Nina Simone, nouvel album de Sonia Wieder Atherton chez Naïve (2014) avec Bruno Fontaine et Laurent Kraif.

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JEUDI 26 MARS, 14H
Master class ouverte à tous en compagnie d’André Markowicz et Françoise Morvan, en partenariat avec le Conservatoire de Lille

Sonia Wieder-Atherton, site officiel.

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Infos pratiques

2 février Lille - Grande salle

  • Horaires

    20:00
  • Durée

    Tarifs

    • Plein tarif : 20€
    • Abonnés du Théâtre : 15€
    • Moins de 30 ans : 10€

Video


La presse en parle

André Markowicz

Le Nouvel Observateur, le 21 novembre 2011
« Il rend ainsi justice à tous ces poètes du romantisme russe qui, pour avoir écrit dans l’ombre du divin Alexandre, demeurent encore aujourd’hui méconnus en France: Batiouchkov, Baratynski, Gnéditch, Viazemski et les autres. »
Didier Jacob

Sonia Wieder-Atherton

La Voix du Nord, le 30 juin 2014
« Très recherchée par de nombreux compositeurs contemporains, Sonia Wieder-Atherton joue en soliste au cœur d’orchestres prestigieux. Très habitée, faisant corps avec son instrument de l’école vénitienne vieux de deux siècles (…) »