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Leçon de choses



Texte et mise en scène Nathalie Fillion

Dans les classes élémentaires (CM1/CM2) et collèges (6e/5e) de la métropole.
Deux représentations en famille seront proposées.

Avec Benoît Dallongeville et Marieva Jaime-Cortez

Univers scénographique, costumes, maquillages Charlotte Villermet, création sonore David Geffard, chorégraphie Jean-Marc Hoolbecq, régie complice Thomas Matalou
  • Questions sur les spectacles jeune public posées à Christophe Rauck, Directeur du Théâtre du Nord

// Quel est votre premier souvenir de spectateur ?
 //

Je crois que j’avais 18 ans. J’étais en terminale. C’était le Bourgeois Gentilhomme. C’était le premier spectacle que j’allais voir et je me souviens précisément du plaisir et du sentiment que j’ai eu de vivre pour la première fois une aventure collective forte. J’ai ressenti la jubilation des comédiens, le plaisir qu’ils avaient d’être sur scène et je me suis senti relié aux autres spectateurs. Il y avait quelque chose de très festif, presque jubilatoire de se retrouver tous ensemble dans une même salle et d’être tous reliés le temps d’un spectacle les uns aux autres. Moi qui m’engageais dans une trajectoire d’artiste sculpteur plus solitaire, cette ouverture vers une dimension plus collective a eu un impact sur la suite de mon parcours.

// Quelle est votre image du spectacle jeune public aujourd’hui ?
 //

La marque d’un spectacle ne peut pas être « jeune public ». Ce serait trop réducteur, insuffisant.
J’ai aussi le sentiment que le spectacle jeune public manque parfois d’innocence. Même si il y a de plus en plus de belles propositions en direction de la jeunesse, je trouve que certaines propositions manquent d’audace, sont encore trop « sages », trop « sérieux ».
J’aime le spectacle jeune public quand j’oublie que je vais voir un spectacle « dit pour enfants » et que je suis émerveillé. Pour moi les ingrédients doivent être les mêmes que pour n’importe quel autre spectacle : une vraie vision, un vrai point de vue et un vrai désir de raconter. Quand il n’y a pas de magie ou de poésie, il n’y a pas de théâtre à mon sens. C’est pareil pour les adultes ou les enfants.
Il y a des grands sujets pour les enfants, avec des adaptations puissantes. Je me souviens par exemple de la mise en scène remarquable du spectacle de Christian Duchange, Lettres d’amour de 0 à 10 ou de Y es-tu ? d’Alice Laloy dont je garde un souvenir très fort.

// Auriez-vous un souhait à formuler pour demain ? //

Le rêve de pouvoir continuer à s’émerveiller encore. Il n’y a rien de plus utile et de plus beau que de raconter des histoires alors que cela peut sembler inutile ou naïf.
Mon souhait serait de pouvoir garder cette innocence, cette naïveté de croire que les histoires peuvent faire bouger le monde. Si je considère que je suis un monde et que les histoires me font bouger, j’imagine aussi qu’elles peuvent avoir un impact sur ce qui nous constitue ensemble.
Notre société laisse peu de place à l’imaginaire et à l’abandon. Tout le monde rêve de pouvoir, on cherche sans cesse à contrôler, diriger sa vie. Le théâtre est pour moi un espace d’émerveillement et d’abandon possible. C’est aussi un lieu pour apprendre à construire et se construire. Un lieu d’action qui ne laisse pas de place au cynisme.

Christophe Rauck, Directeur du Théâtre du Nord.
Extraits d’entretien avec Isabelle Demeyere.

Descriptif

Un jour d’école pas comme les autres, dans une salle de classe ordinaire, surgit Monsieur Merlin, professeur remplaçant. Avec lui, assise au fond de la classe de toute éternité, Félicité, redoublante éternelle. Monsieur Merlin se lance alors, en musique et sans filet, dans une folle leçon de choses. Mais le maître ne maîtrise pas tout, l’élève est moins cancre qu’elle n’y paraît ; quant aux objets qui surgissent des  cartables, sans nul doute ils ont une âme. Avec cette Leçon de choses burlesque et extravagante, Nathalie Fillion réinvente le spectacle à l’école, jouant des espaces et des rapports convenus : le tableau, lieu de savoir, le fond de la classe, lieu de tous les dangers. Détournant les éléments familiers, elle met en scène le quotidien des écoliers pour mieux réinventer leur réalité. Nathalie Fillion s’est imposée ces dernières années comme auteure et metteure en scène (Alex Legrand, Pling, À l’Ouest, Sacré Printemps !). Membre de la Coopérative d’écriture, explorant des formes diverses, ses textes sont traduits et joués à l’étranger. Créée la saison dernière, dans les écoles de Seine-Saint-Denis, Paris, Limoges, Nancy,  Leçon de choses est un coup de théâtre joyeux et insolent. Une leçon de présent.

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Une commande d’écriture du TGP-CDN de Saint-Denis Production : TGP-CDN de Saint-Denis Coproduction : Cie théâtre du Baldaquin avec l’aide de la DRAC Île-de-France, Théâtre de l’Union CDN de Limoges

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Infos pratiques

27 novembre › 2 décembre Métropole lilloise - Ecoles et collèges

  • Horaires

    Séances tout public :

    Vendredi 28/11 à 18h à l'Ecole Jean Jaurès de Tourcoing

    Samedi 29/11 à 14h30 à l'Ecole Sévigné Berthelot d'Helemmes
  • Durée

    45 min

    Tarifs

    • Tarif unique : 5€


La presse en parle

> Le Journal de Saint-Denis, 16 janvier 2014
« Un spectacle plein d’un humour abordable par les enfants comme par les adultes. Issue d’une famille d’enseignants, Nathalie Fillion interroge avec bonheur et un malin plaisir évident la relation maître élève. L’univers nourri notamment par une bande-son inventive fait irrésistiblement penser à celui des bandes dessinées de Gotlib, avec ses professeurs fous et ses logiques de situations poussées jusqu’à l’absurde. »
Benoît Lagarrigue