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Le Rêve d’Anna



De Eddy Pallaro
Mise en scène Bérangère Vantusso

Théâtre de marionnettes - spectacle en famille.

Avec Anne Dupagne, Guillaume Gilliet, Christophe Hanon, Junie Monnier, Philippe Rodriguez-Jorda

Marionnettes
Conception Marguerite Bordat, Bérangère Vantusso, Einat Landais, réalisation Marguerite Bordat, Einat Landais, Sébastien Puech, Michel Ozeray, Carole Allemand, Sophie Coeffic, Laurent Huet, costumes Sara Bartesaghi Gallo, perruques Nathalie Régior, scénographie Marguerite Bordat, création lumière Maryse Gautier, création sonore Aline Loustalot, assistante mise en scène et marionnettes Cerise Guyon
  • Personne(s), installation pour un théâtre immobile.
  • "Violet" au Grand Bleu
  • Production
  • Questions sur les spectacles jeune public posées à Christophe Rauck, Directeur du Théâtre du Nord

Pour créer Kant et Violet de Jon Fosse et Les Aveugles de Maeterlinck, Bérangère Vantusso a conçu avec Marguerite Bordat dix-neuf marionnettes de tailles diverses (de 1,20m à 2,15m) que l’on retrouve ici dans trois tableaux étroitement reliés : La Chambre, Les Oiseaux, Les Sentinelles. Au spectateur d’investir l’espace de jeu théâtral et de se laisser chuchoter à l’oreille les liens entre ces personnes, entre la réalité et la chimère.

Du 8 au 17 avril aux horaires d’ouverture de l’accueil, Lille

En partenariat avec le Grand Bleu, nous vous proposons de découvrir un autre spectacle de Bérangère Vantusso, Violet, présenté au Grand Bleu, le jeudi 23 avril et le samedi 25 avril à 20h. Vous pouvez réserver vos places directement au Théâtre du Nord.

Spectacle à partir de 14 ans

La pièce du dramaturge norvégien Jon Fosse Violet aborde le sujet de l’adolescence. Des marionnettes d’environ 2 mètres de haut, manipulées à vue par des acteurs, interprètent les cinq jeunes gens. Le texte, entre quotidien et onirisme, la création musicale, la beauté énigmatique des marionnettes, tout concourt à faire de Violet un portrait sensible de cet âge où l’on peine à affirmer ses désirs.

Coproduction : Théâtre de Sartrouville et des Yvelines – CDN,
Théâtre national de Toulouse Midi-Pyrénées, Théâtre Am Stram Gram – Genève, Scènes Vosges, Compagnie trois-six-trente (conventionnée par la DRAC Lorraine et soutenue par le Conseil régional Lorraine), avec l’aide à la production d’ARCADI Ile-de-France, de l’ADAMI, de la SPEDIDAM, et la participation de la Région Ile-de-France, remerciements au TGP – CDN de Saint-Denis. Un spectacle Odyssées, biennale de création en Yvelines conçue par le Théâtre de Sartrouville et des Yvelines – CDN, en collaboration avec le Conseil général des Yvelines.

// Quel est votre premier souvenir de spectateur ?
 //

Je crois que j’avais 18 ans. J’étais en terminale. C’était le Bourgeois Gentilhomme. C’était le premier spectacle que j’allais voir et je me souviens précisément du plaisir et du sentiment que j’ai eu de vivre pour la première fois une aventure collective forte. J’ai ressenti la jubilation des comédiens, le plaisir qu’ils avaient d’être sur scène et je me suis senti relié aux autres spectateurs. Il y avait quelque chose de très festif, presque jubilatoire de se retrouver tous ensemble dans une même salle et d’être tous reliés le temps d’un spectacle les uns aux autres. Moi qui m’engageais dans une trajectoire d’artiste sculpteur plus solitaire, cette ouverture vers une dimension plus collective a eu un impact sur la suite de mon parcours.

// Quelle est votre image du spectacle jeune public aujourd’hui ?
 //

La marque d’un spectacle ne peut pas être « jeune public ». Ce serait trop réducteur, insuffisant.
J’ai aussi le sentiment que le spectacle jeune public manque parfois d’innocence. Même si il y a de plus en plus de belles propositions en direction de la jeunesse, je trouve que certaines propositions manquent d’audace, sont encore trop « sages », trop « sérieux ».
J’aime le spectacle jeune public quand j’oublie que je vais voir un spectacle « dit pour enfants » et que je suis émerveillé. Pour moi les ingrédients doivent être les mêmes que pour n’importe quel autre spectacle : une vraie vision, un vrai point de vue et un vrai désir de raconter. Quand il n’y a pas de magie ou de poésie, il n’y a pas de théâtre à mon sens. C’est pareil pour les adultes ou les enfants.
Il y a des grands sujets pour les enfants, avec des adaptations puissantes. Je me souviens par exemple de la mise en scène remarquable du spectacle de Christian Duchange, Lettres d’amour de 0 à 10 ou de Y es-tu ? d’Alice Laloy dont je garde un souvenir très fort.

// Auriez-vous un souhait à formuler pour demain ? //

Le rêve de pouvoir continuer à s’émerveiller encore. Il n’y a rien de plus utile et de plus beau que de raconter des histoires alors que cela peut sembler inutile ou naïf.
Mon souhait serait de pouvoir garder cette innocence, cette naïveté de croire que les histoires peuvent faire bouger le monde. Si je considère que je suis un monde et que les histoires me font bouger, j’imagine aussi qu’elles peuvent avoir un impact sur ce qui nous constitue ensemble.
Notre société laisse peu de place à l’imaginaire et à l’abandon. Tout le monde rêve de pouvoir, on cherche sans cesse à contrôler, diriger sa vie. Le théâtre est pour moi un espace d’émerveillement et d’abandon possible. C’est aussi un lieu pour apprendre à construire et se construire. Un lieu d’action qui ne laisse pas de place au cynisme.

Christophe Rauck, Directeur du Théâtre du Nord.
Extraits d’entretien avec Isabelle Demeyere.

Descriptif

Anna vit seule avec son père qui cherche du travail. La petite fille rêve beaucoup et ne sait pas toujours distinguer le rêve et la réalité. Son père passe des entretiens d’embauche, mascarade cynique qui va l’amener à refuser le poste qu’on lui propose pour affirmer sa dignité face à une société triviale guidée par le mépris de l’autre. Le cauchemar éveillé du père est comme un écho au rêve de la fillette….
Depuis 2006, Bérangère Vantusso crée, avec sa compagnie trois-six-trente, des spectacles où se côtoient acteurs et marionnettes hyperréalistes. Cette fable sociale et enfantine d’Eddy Pallaro lui permet d’approfondir son sujet : « Investir théâtralement le décalage entre les différentes façons d’appréhender le monde selon qu’on est adulte ou enfant ».

Texte publié aux Éditions Actes Sud-Papiers, Heyoka jeunesse

Wéo a fait un sujet sur le Rêve d’Anna dans son émission Kulte. C’était le 10 avril et c’est par ici pour regarder !

LE LaM VU PAR… BÉRANGÈRE VANTUSSO
SAMEDI 11 AVRIL, 11H
Regard personnel et sensible de Bérangère Vantusso, artiste associée au Théâtre du Nord et metteur en scène du Rêve d’Anna, sur les œuvres du LaM, Musée d’art moderne, d’art contemporain et d’art brut de Villeneuve d’Ascq. Laissez-vous surprendre !

LaM, 1 allée du Musée, Villeneuve d’Ascq

Entrée libre, réservation au 03 20 19 68 68

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AU BORD DU PLATEAU
SAMEDI 11 AVRIL, 16H
Goûter philo autour du thème L’Imaginaire

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Coproduction : Théâtre de Sartrouville et des Yvelines – CDN
Photos : Ivan Boccara

Téléchargez le dossier pédagogique du spectacle

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Infos pratiques

10 avril › 17 avril Tourcoing - Idéal

  • Horaires

    VEN 10.04 - 19:00
    SAM 11.04 - 14:30
    SAM 11.04 - 19:00
    DIM 12.04 - 16:00
    MER 15.04 - 14:30
    VEN 17.04 - 19:00

    Pour ce spectacle, des séances scolaires vous sont proposées.

    Le spectacle sera présenté en audiodescription le vendredi 17 avril à 10h (séance scolaire), et à 19h (séance tout public).

    Pensez à réserver votre place dans la navette !
  • Durée

    1h05

    Tarifs

    • Plein tarif : 13€
    • Moins de 30 ans : 7€
    • Moins de 15 ans : 5€
    • A partir de 8 ans


La presse en parle

> La Voix du Nord, 11 avril 2015
« Anna est quasi-vivante sur scène et un cheval de belle taille semble tout droit sorti d’un haras magique. Dans de nombreuses scènes, jeunes et moins jeunes finissent par oublier les manipulateurs, leur regard fixé, subjugué par les gestes et les expressions des marionnettes. »
Ch. Vincent

> Télérama Sortir
« Bérangère Vantusso met joliment en scène le quotidien qui se nourrit des songes et l’effacement progressif de la frontière entre rêve et réalité. »
Françoise Sabatier-Morel

> Le Clou dans la planche, 31 janvier 2014
« La coexistence des deux mondes – humain et marionnettique – fonctionne extrêmement bien. Du réalisme, pour sûr. L’ensemble se construit en dualité, selon la vie de l’enfant et celle de l’adulte, tout en finissant par se rejoindre, par converger. »
Delphine Le Calvez

> Théâtre du Blog, 12 février 2014
« Il y a une grande intelligence  dans la manipulation, puisqu’elles ressemblent à des enfants, ce ne sont pas des marionnettes à gaine, et  les manipulateurs s’en saisissent comme s’ils portaient un enfant, comme une caresse, tout en délicatesse et fluidité. Eddy Pallaro pose aussi un regard très  juste sur l’enfance et l’imaginaire. Un  superbe spectacle, remarquablement réalisé, avec une  bande son  très réussie, qui saura toucher  un public de tout âge…»
Julien Barsan