tout savoir sur othello

L’enjeu de cette adaptation, signée de l’auteur et philosophe Olivier Saccomano, est d’interroger la construction politique et idéologique de la figure de l’Etranger en Europe, à partir d’une situation historique lointaine : celle de l’Othello de Shakespeare. Cette variation est une forme théâtrale légère mise en scène par Nathalie Garraud, conçue pour être présentée dans des lieux non-théâtraux.

Biographie de Nathalie Garraud, metteure en scène, directrice artistique

Nathalie Garraud créé la compagnie du Zieu en 1998 à Paris. Il s’agit au début d’un espace de recherche et d’expérimentation où se croisent de jeunes auteurs, des acteurs, des architectes, notamment dans le cadre d’un festival qu’elle crée à l’Ecole Spéciale d’Architecture : Vues d’ici – scénographie d’un lieu (1999-2001). Entre 2003 et 2005, après une expérience marquante dans les camps de réfugiés palestiniens du Liban, elle créé en France Les Européens d’Howard Barker, mise en scène qui signe la structuration professionnelle de la compagnie. Depuis 2006, elle travaille en collaboration avec Olivier Saccomano, auteur et philosophe. Ils conçoivent ensemble des cycles de création articulant mise en scène et écriture, création et action culturelle, recherches pratique et théorique : Les Suppliantes – cycle sur la tragédie (2007 – 2010) ; C’est bien C’est mal – cycle sur l’adolescence (2010 – 2013) ; Spectres de l’Europe – cycle sur la figure de l’étranger en Europe (2013 – 2015) ; La beauté du geste – cycle sur le rapport entre l’action théâtrale et l’action politique (2016 – 2018).

Parallèlement, Nathalie Garraud continue à mener des projets de création et de formation à l’étranger, en particulier au Moyen-Orient, notamment en compagnonnage avec le collectif Zoukak à Beyrouth.

Elle vient d’être nommée à la tête du CDN de Montpellier avec Olivier Saccomano.

Biographie d’Olivier Saccomano, auteur, directeur artistique

Auteur et philosophe, il fonde dans les années 90 à Marseille la compagnie Théâtre de la Peste, au sein de laquelle il met en scène une dizaine de spectacles, adaptés de textes de Brecht, Sophocle, Kafka, Duras, Darwich, Dostoïevski, et expérimente une forme théâtrale légère qui lie l’idée d’œuvre à celle d’exercice. En 2006, il rejoint la compagnie du Zieu qu’il codirige depuis avec Nathalie Garraud. Ils travaillent ensemble à la conception de cycles d’écriture et de création (Les Suppliantes, C’est bien C’est mal, Spectres de l’Europe, La beauté du geste). Il y signe, comme auteur, les textes des Etudes (2010 – 2012), de Notre Jeunesse (Les Solitaires Intempestifs – 2014), d’Othello, variation pour trois acteurs (Les Solitaires Intempestifs – 2014) et Soudain la nuit (Les Solitaires Intempestifs – 2015).

Parallèlement, il poursuit ses recherches philosophiques et publie des textes théoriques. Il est notamment l’auteur d’une thèse de philosophie intitulée Le Théâtre comme pensée (Les Solitaires Intempestifs – 2016).

Il vient d’être nommé à la tête du CDN de Montpellier avec Nathalie Garraud.

La compagnie du Zieu

 

La compagnie du Zieu est une compagnie théâtrale dirigée par Nathalie Garraud, metteure en scène, et Olivier Saccomano, auteur. Depuis 2006, ils ont réuni autour d’eux une troupe d’acteurs et de techniciens et travaillent sous formes de cycles de création longs. Ces cycles sont le lieu d’une recherche commune, à partir d’une idée ou d’une question, sur l’écriture théâtrale et sur la pratique de l’acteur. Ils sont également le lieu d’une expérience de pensée collective.

 

De 2007 à 2010, ils mènent un premier cycle de recherche sur la tragédie : Les Suppliantes. De 2010 à 2013, le cycle sur la jeunesse, intitulé C’est bien C’est mal, conçu comme un laboratoire permanent, en lien continu avec le public : deux années de création de formes brèves expérimentales dans des lycées, collèges (Les Etudes) donnent lieu à l’écriture et à la création de la pièce Notre jeunesse (Les Solitaires Intempestifs).

 

De 2013 à 2016, la compagnie met en œuvre un cycle de création, Spectres de l’Europe, qui porte sur la figure de l’étranger en Europe. Ce cycle est constitué de trois pièces dont les situations de création, les conditions de jeu, les enjeux d’écriture et les rapports au public diffèrent radicalement : L’avantage du printemps (pièce documentaire), Othello, variation pour trois acteurs (réécriture pour une forme itinérante), Soudain la nuit (création originale).

 

La compagnie travaille actuellement sur un nouveau cycle de création : La beauté du geste, triptyque qui questionne le rapport entre l’action théâtrale et l’action politique à travers l’histoire d’une troupe de théâtre. Les trois tableaux qui composeront cette fresque – L’instant décisif ; A mains levées et L’angle mort – seront créés et joués à huit mois d’intervalle et auront vocation à être présentés dans un temps long, celui de la récurrence et de la série.