Marie Desplechin

Auteure, présidente de l'Ecole du Nord

Née à Roubaix en 1959, elle a fait des études de lettres et de journalisme à Lille. Elle vit désormais à Paris.
Dans ses romans pour la jeunesse, elle explore différentes veines littéraires, le roman historique avec Satin grenadine et Séraphine dont les thèmes principaux sont le XIXe et l'émancipation des femmes ; le roman à plusieurs voix où se côtoient fantastique et réalité contemporaine avec Verte et Pome ; les récits sur l'adolescence d'aujourd'hui dont notamment Le Journal d'Aurore ; le fantastique et l'étrange avec Le Monde de Joseph et Elie et Sam.
Pour les adultes, elle a publié un recueil de nouvelles, Trop sensibles, des romans, Sans moi, Dragons, La Vie sauve écrit avec Lydie Violet (prix Médicis 2005) et Danbé avec Aya Cissoko, entre autres.
Elle travaille régulièrement comme journaliste pour différents magazines et participe à l'écriture de scénarios de films. Depuis 2014, elle est la présidente de L’Ecole du Nord, école professionnelle supérieure d’Art dramatique rattachée au Théâtre du Nord et suit avec assiduité toute son actualité et celle du Théâtre du Nord, où elle anime régulièrement des rendez-vous littéraires.

 

 

Etre artiste ou auteur du collectif du Théâtre du Nord… par Marie Desplechin

 

« Je n’ai pas le sentiment de participer à « un » collectif, mais au collectif « du Théâtre du Nord ». Si j’ai rejoint le groupe, c’est d’abord parce que le théâtre ouvre ses portes sur la place de la Déesse, qu’il est le grand théâtre de Lille (et j’aimerais tant parler de Tourcoing), qu’il travaille pour l’agglomération, et par-delà pour la région. Je n’ai pas, à la différence de mes collègues, et en dépit de quelques tentatives modestes, d’expertise dans le théâtre. Mais pour le Nord, j’ai un attachement profond et une vraie familiarité. L’autre raison de ma présence est une sympathie ancienne pour les membres de l’équipe, la confiance que j’ai dans leur vision, et ce que je sais de leur engagement de « partageux ».

Il me semble que ces gens que j’estime correspondent idéalement à ce lieu que j’aime.

Au sein des réunions extraordinairement stimulantes du collectif, je me vois plus comme une « personne ressource » que comme une apporteuse d’idées à proprement parler. Je peux faciliter la rencontre avec un écrivain, proposer un projet dans lequel je crois, accompagner une programmation… Faire le pont, quoi. »