à propos

Pourquoi le choix de cette oeuvre ? Explication par Simon Falguières

« Il y a des aventures qu’il ne faut pas rater, il y a des naissances qu’il faut accompagner, c’est ce que le Théâtre du Nord a décidé de faire avec Le Nid de cendres de Simon Falguières. C’est une promesse. Celle d’un jeune auteur et metteur en scène qui emmène sur les chemins de son épopée une très belle équipe d’acteurs tous animés par la passion du théâtre. Comme toute promesse il y a de la joie et du panache, mais il y a surtout le feu d’une écriture qui brûle les planches pour notre plus grand plaisir. »

 

Christophe Rauck, Directeur du Théâtre du Nord

Le Nid de Cendres est une œuvre fleuve de douze pièces dont nous estimons aujourd'hui la durée de jeu à douze heures. Il s'agit pour nous tous de notre acte théâtral rêvé. L'aventure est née lorsque j'ai rencontré une jeune équipe de comédiens à la Classe Libre des cours Florent. J'ai commencé à écrire Le Nid de Cendres la première année de cette formation et j'ai proposé une carte blanche la seconde année.

Face à l'ampleur du projet, l'école m'a proposé de diriger le dernier stage de la classe et nous avons présenté, à la sortie, un spectacle de trois heures. Suite à l'engouement du public et des quelques professionnels qui étaient venus, nous avons décidé de poursuivre l'aventure coûte que coûte même si la folie de ce geste théâtral et poétique paraissait démesurée. La plupart de ces jeunes comédiens sont alors rentrés en écoles nationales ; Conservatoire National de Paris, École du Nord et Atelier Volant du Théâtre National de Toulouse. Pris dans les écoles, nous avons alors décidé de nous retrouver chaque été pour monter notre épopée théâtrale sur un tréteau de bois construit par nos mains, dans le jardin de la famille d'une des comédiennes de la troupe. Et cela dans un petit village charentais, Magnac sur Touvre à quelques pas d'Angoulême. Le défi de ces éditions était de croire en un théâtre de décentralisation, un théâtre dit populaire mais qui à la différence de la tradition vilarienne, prônerait une écriture contemporaine. Une écriture qui croit en la fable, en l'importance des histoires, des contes pour un ré-enchantement du monde.
Fort de cette expérience, nous attaquons aujourd'hui la création de cette œuvre avec d'autres outils, pour jouer dans les théâtres clos le premier cycle de l'épopée. Cinq heures de spectacle scindées en deux parties où viendront se mêler deux formes esthétiques, deux mondes, deux temporalités, deux langues dans le souhait jamais altéré de faire de chaque représentation une fête théâtrale.


Simon Falguières