Texte français
René Zahnd et Hélène Mauler
Mise en scène
Bernard Sobel en collaboration avec Michèle Raoul-Davis
Décor
Lucio Fanti assisté de Clémence Kazémi
Costumes, coiffures et maquillage
Mina Ly
Lumière
Alain Poisson
Son
Bernard Vallery
Assistante à la mise en scène
Sophie Vignaux
Avec
Anne Alvaro
Claire Aveline
Priscilla Bescond
Anne-Lise Heimburger
Édith Scob
et Gaëtan Vassart
Production
Compagnie Bernard Sobel ;
Théâtre National de La Colline;
Théâtre Dijon Bourgogne, CDN.
Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National
Le texte est à paraître chez L’Arche, éditeur et agent du texte représenté
Du 23 février au 5 mars 2010, Grande salle, Lille
Durée du spectacle : 1h10

En quelques mots
Nous sommes en 1993. Trois femmes, la grand-mère, sa fille et sa petite-fille, retrouvent, grâce à la réunification de l’Allemagne et aux lois de restitution, ce qui fut autrefois leur maison de famille, achetée en 1934 à un couple juif contraint à la fuite. Mais depuis cette date, la maison a gardé la mémoire des fantômes et des douleurs...
Petite chronologie allemande en vis-à-vis de La Pierre
1935. Hitler est chancelier depuis 1933 et s’octroie le statut de Führer. Maître de tous les pouvoirs, il fait mettre en application les lois de Nuremberg qui, en retirant aux citoyens juifs la plupart de leurs droits, les contraignent à l’exil. Dans La Pierre, un couple d’Allemands, Whita et Wolfgang, rachète à bas prix la maison de Mieze et de son mari, citoyens juifs contraints à l’exil par les lois de Nuremberg.
1945. L’Allemagne perd la guerre. À la suite de la conférence de Yalta, elle est occupée par les Soviétiques, les Américains, les Anglais et les Français. Ceci préfigurera la création des deux Allemagnes : la RDA (République démocratique allemande) et la RFA (République fédérale allemande). Dans La Pierre, Wolfgang (qui a pris la place du mari de Mieze en tant que directeur de l’Institut vétérinaire) ne supporte pas la déroute allemande et se suicide dans sa maison.
1953. Staline meurt. Les grèves en RDA sont réprimées par les troupes d’occupation soviétiques et par la police est-allemande. Trois millions d’Allemands (sur dix-neuf millions) s’enfuient à l’Ouest, ce qui entraînera en 1961 la construction du mur de Berlin. Dans La Pierre, Whita et sa fille Heidrun, alors âgée d’une dizaine d’années, passent à l’Ouest et leur maison devient une maison communautaire occupée par trois familles (dont celle de Stéfanie et son grand-père). Heidrun, obnubilée par l’image héroïque, mais mensongère, que sa mère a construite de son père (résistance au régime nazi, aide financière au couple juif... ) enterre, avant de partir, une pierre, symbole du courage du père. En 1978, Heidrun (enceinte et en quête de son histoire) souhaite revoir la maison.
1993. Le mur de Berlin est tombé depuis quatre ans. Dans La Pierre, Whita et Heidrun réintègrent leur maison quarante ans plus tard. Mais la maison est comme hantée par des fantômes. Ceux des morts, Mieze et Wolfgang, mais aussi ceux des vivants comme Stefanie qui, se sentant dépossédée, revient les déranger. Whita qui a menti toute sa vie à sa fille, à la fin de la pièce, semble restituer à sa petite-fille Hannah une partie de la vérité : le couple juif a été dénoncé et arrêté sur le perron de la maison.
Profession : chercheur de sens...
Après avoir déjà collaboré avec lui à la Baracke, sorte d’annexe expérimentale et avant-gardiste du Deustsches Theater de Berlin, Marius von Mayenburg rejoint Thomas Ostermeier dès sa nomination en 1999 à la direction de la Schaubühne am Lehninerplatz de Berlin. Il y partage avec deux confrères et une consoeur – Jens Hillje, Roland Schimmelpfennig et Maja Zade – la fonction de «Dramaturg», une fonction spécifique à la réalité quotidienne de l’institution théâtrale allemande. La «dramaturgie », dont l’origine remonte à Lessing, et donc à la fonction singulière qu’exerça l’auteur de Nathan le sage dans les années 1760 au Théâtre de Hambourg puis qu’il décrivit dans un recueil d’articles mythique intitulé précisément La Dramaturgie de Hambourg, recouvre, à peu de choses près, l’ensemble des activités exercées aujourd’hui dans le théâtre français par le «conseiller artistique et littéraire»: contribution à la définition d’une ligne artistique, programmation, distribution, analyse littéraire des textes et premier regard critique sur la mise en scène en devenir... «Un dramaturge doit dépecer une pièce, l’interpréter, en chercher le sens », confiait Marius von Mayenburg à Jean-Louis Perrier dans un intéressant entretien au journal Le Monde daté des 17 et 18 juin 2001, précisant aussitôt que dans son cas la fonction pouvait être variable et extensible. Car Marius von Mayenburg est aussi traducteur : c’est lui qui, à la demande d’Ostermeier, a par exemple traduit en allemand Crave (Manque) et Anéantis de Sarah Kane, The City (La Ville) de Martin Crimp, ainsi que les trois pièces du cycle Ibsen : Maison de poupée, Hedda Gabler et John-Gabriel Borkmann. Et il est surtout devenu l’auteur – il l’était déjà avant sa rencontre avec Ostermeier –, « l’auteur maison» dirait-on dans notre jargon, l’auteur attitré en tous cas de Thomas Ostermeier qui a déjà créé Tête brûlée, Visage de feu, Parasites, Eldorado et plus récemment La Pierre (Der Stein, 2009).
Avec ce premier palmarès à leur actif, Ostermeier et Mayenburg sont tout simplement en train de renouveler, peut-être à leur insu, en tout cas avec leur sensibilité propre et en phase avec le monde d’aujourd’hui, la complicité historique, quasi mythique, qu’avaient su imposer en leur temps, dans les années 1970-80, au sein de la même auguste institution, le grand Peter Stein et son dramaturge associé et ami, Botho Strauss, l’auteur entre autres oeuvres légendaires de La Trilogie du revoir et de Grand et petit.
Y. M.
Le besoin de mensonge
C’est l’histoire allemande dans la sphère privée qu’interroge La Pierre de Marius von Mayenburg – et comme on se plaît à l’entendre. Un entretien.
Propriété détruite
Franz Wille : La pièce est en substance l’histoire d’une maison à Dresde. En 1935, elle est extorquée à une famille juive contrainte d’émigrer, elle est épargnée par les bombardements alliés de 1945, ses nouveaux propriétaires fuient à l’ouest en 1953, reviennent en 1978 pour visiter leur propriété et finissent par revenir en 1993, après la réunification, pour reprendre possession de leur bien.
Marius von Mayenburg : Pour moi, il s’agissait moins d’opportunisme que du besoin de parvenir à raconter l’Histoire d’une certaine façon, d’une façon supportable. Ce n’est pas seulement le fait que la grand-mère – qui, avec son mari, a spolié les propriétaires juifs de leur maison – invente à présent une histoire de résistance pour se dédouaner par le mensonge. Mais c’est que sa fille ne cesse de lui suggérer ces distorsions parce qu’elle ne supporterait pas de voir son père sous un jour négatif. C’est ce besoin d’avoir un aïeul qui soit quelqu’un de bien qui m’a intéressé. Il ne s’agit pas seulement du thème : se procurer des avantages grâce à des interprétations délibérément falsificatrices de l’Histoire, mais surtout du désir d’être en accord émotionnel avec son passé. Le fait de devoir prendre de telles distances avec la génération de ses grands-parents, comme nous devons le faire, rend sa propre identité problématique. C’est ce que d’ailleurs beaucoup de gens à l’étranger ne comprennent pas. Je m’entends souvent dire : oui, à un certain niveau, on arrive peut-être à prendre ses distances mais quand même pas au point de qualifier son grand-père de criminel. Et ce n’est pas si simple d’expliquer à ses interlocuteurs que c’est pourtant comme ça et qu’on doit vivre avec.
La troisième génération
F. W. : La génération qui a révélé le passé nazi des parents, de façon il est vrai beaucoup moins compréhensive que celle qui venait après eux, c’est celle des soixante-huitards. Mais maintenant, à la troisième génération, se remettre à travailler sur ces choses-là, n’est-ce pas un peu tardif ?
M. v. M. : Les générations ont des rapports différents avec le passé. D’abord un processus de refoulement, pour pouvoir continuer à vivre ; puis à partir des soixante-huitards une résistance à cela qui va jusqu’au terrorisme, et maintenant – et moi je trouve cela complètement à côté de la plaque – ce besoin bizarre de se voir comme victime dans son identité allemande. Le meilleur exemple en est le film La chute où il faut s’apitoyer sur ce pauvre Hitler parce qu’il est contraint d’abattre son bon chien. Et lorsqu’à la fin, la secrétaire de Hitler parvient à feinter les Russes et à s’échapper, on nous présente cela comme un happy end. Politiquement, moi ça ne me convient pas du tout. En 1985, le 8 mai – j’avais alors 13 ans – j’ai vu un film sur la libération des camps de concentration. Ça a été pour moi, pour ce qui concerne l’idée que je me fais de ce que c’est qu’être allemand, une expérience absolument marquante. Je n’avais encore jamais éprouvé cela avec une telle clarté. Et lorsque plus tard en Amérique on m’a salué par des « Heil Hitler ! », cela me renvoyait à ces images. Le 8 mai 2005, c’est le film de Bernd Eichinger, La chute, qui passait à la télévision, dans sa version director’s cut. Si l’on voit ce film à 13 ans, on est marqué d’une façon différente. Il y a là quelque chose qui a changé dans la conscience politique en Allemagne. Eichinger a qualifié La chute de «film catastrophe». Je ne vois pas où est la catastrophe si Hitler est au bout du rouleau. (...)
F. W. : Est-ce que ces personnages (ceux de La Pierre) ont encore la notion de ce qu’est la vérité ?
M. v. M. : S’il y a dans la pièce des passages où la vérité n’est pas établie de façon définitive, eh bien cela a sûrement un rapport avec le fait que pour de nombreuses histoires, je ne sais pas si elles sont vraies ou pas. Bien des choses tirent leur propre véracité du fait qu’on nous les répète suffisamment souvent. Une telle incertitude est impossible à résoudre : où est le vrai parmi tous ces détails, mieux : qu’est-ce qui est vrai et à quel niveau ? – cette imprécision est typique de notre situation actuelle, de notre point de vue sur le passé. En tout cas, je ressens cette incertitude lorsque j’ai à faire à la génération de mes grands-parents. Et je crois que ce manque de netteté n’est pas seulement le fait de cette génération. J’en suis devenu bien plus conscient en écrivant : à savoir que la fabrication de mensonges correspond à un besoin, à un déficit qui se trouve des deux côtés – chez le menteur et chez celui à qui l’on ment.
Interview parue dans la revue Theater Heute en octobre 2008.
Traduction : Pascal Paul-Harang.
Une Parabole
Michèle Raoul-Davis : Avec La Pierre, chaque spectateur est renvoyé à lui-même, à ses émotions, à son positionnement dans le monde d’aujourd’hui. Cette pièce peut – devrait – inciter à se demander, par exemple, ce qui fait lien entre, disons, moi, française «de souche» issue d’une famille chrétienne depuis le baptême de Clovis, et le fils d’un émigré sénégalais musulman ou animiste de mon quartier, tout aussi légitimement français que moi. Cette question, celle du « chez soi », de ce que signifie « être chez soi », la pièce la pose de manière extrêmement forte.
Caroline Chatelet : Est-ce cette question-là qui vous a touchés ?
M. R.-D. : Lorsque j’ai lu la pièce, ce qui m’a intéressée tout de suite, c’est qu’elle aborde la question de la mémoire d’un pays, d’un peuple, l’Histoire, à travers l’histoire et la mémoire d’une famille. Il s’agit d’une histoire très particulière, celle de l’Allemagne. Mais nous ne sommes pas allemands et la pièce n’est pas une pièce historique. Elle nous parle du travail de la mémoire, de l’élaboration de ce qu’on appelle le «souvenir». Elle nous montre comment la mémoire se construit, pourquoi et comment elle se transmet. Elle nous parle aussi de la transmission de l’histoire, familiale ou nationale, vécue comme une injonction dès lors qu’on donne naissance à une nouvelle génération – elle met en scène des femmes, mère, grand-mère et petite-fille ; les hommes, morts ou vivants, ont déserté ce champ de bataille-là. De plus, ce qui permet d’ouvrir la rélexion et pas de juger, c’est qu’aucun des personnages de cette pièce n’est un franc salaud. Il s’agit de gens ordinaires à qui les circonstances (le nazisme et les lois antisémites) ont permis d’acquérir pour un prix très inférieur à sa valeur une maison merveilleuse, que d’autres circonstances (la chute du mur et la réunification) leur permettent ensuite de récupérer longtemps après leur fuite à l’Ouest. Ils ont simplement profité d’opportunités qui, rétrospectivement, pèsent d’un poids extrêmement lourd sur les générations suivantes. La pierre du titre n’est pas seulement la pierre fondatrice du roman familial, celle qu’il faut conserver et déterrer, c’est aussi la pierre trop lourde d’un passé qu’il vaut mieux enterrer et qui peut vous faire couler... Et je suis touchée intimement par la façon dont chacun des personnages se débrouille, avec à la fois son exigence et son refus de la vérité, pour pouvoir continuer à vivre et transmettre de la vie et pas de la mort à ses enfants. Allemands ou français, nous sommes tous et toutes plus ou moins confrontés à des histoires familiales à la fois lourdes et lacunaires, et avec une mémoire nationale chargée et pourtant pleine de trous.
Bernard Sobel : C’est notre chance de le monter en France parce que nous pouvons oublier que c’est une histoire allemande. Si vous voulez, en ce qui me concerne, c’est aussi pertinent pour nous de monter La Pierre que de monter Hamlet. Pourquoi monte-t-on Hamlet ? Pas pour parler du Danemark ou de l’Angleterre au temps d’Elizabeth. On monte Hamlet parce qu’un poète nommé Shakespeare a forgé un outil qui nous permet encore, des siècles après, d’interroger une étape de l’évolution de l’humanité occidentale. La Pierre n’est pas un document sur un moment de l’histoire. Ce n’est pas Grand-peur et misère du IIIe Reich de Brecht, qui, lui, a voulu dire ce qui se passait réellement en Allemagne à ce moment précis. La pièce de Brecht est une oeuvre de théâtre merveilleuse, qu’on lit très mal, mais il s’agit d’un document sur l’histoire allemande. Ce n’est pas le cas de La Pierre.
M. R.-D. : On peut la comparer aux pièces historiques de Shakespeare qui travaille sur une matière historique mais n’écrit pas un cours d’histoire anglaise. La question qui nous est posée, à chacun de nous, revient à ceci : que fait-on quand ce qu’on ne pouvait même pas rêver posséder (maison ou autre) devient accessible du fait de circonstances certes regrettables mais dans lesquelles on n’est pour rien ? Et puis, après tout, si on ne saisit pas l’occasion, d’autres le feront, alors... ! Que fait-on quand ce bien précieux qu’on croyait perdu vous est restitué, en toute légalité mais au détriment de ses occupants sans titre ?
C. C. : C’est la façon dont la vie passe par des petits arrangements avec l’histoire ?
B. S. : C’est plus grand que ça...
M. R.-D. : Quand on a un mari qui se suicide en 1945 parce qu’il a cru à la fin du monde annoncée par Goebbels (et l’observatoire de Berlin !) et qu’il faut se battre ensuite seule pour nourrir et élever un enfant dans un champ de ruines, quand le pays dans lequel vous avez grandi disparaît sans même laisser une trace, quand on vous demande de désapprendre, parce que tout ce que vous avez appris est faux, quand on ne peut pas regarder ses parents sans se demander ce qu’ils taisent, on ne peut pas parler de «petits» arrangements.
B. S. : Et ces « petits » arrangements nous les vivons tous les jours. Tous les jours nous passons devant des gens qui dorment allongés par terre dans la rue, qui mendient avec dans les bras des enfants manifestement drogués pour qu’ils se tiennent tranquilles, et nous nous en arrangeons. Dans un monde de contradictions et de violence, nous sommes sans arrêt dans l’arrangement. Et l’indignation ne change rien. Mais il faut au moins ne pas oublier. La Pierre met en scène des fantômes qui ne veulent pas être oubliés, qui interdisent d’être tranquilles.
M. R.-D. : Mayenburg ne porte jamais aucun jugement moral sur aucun des personnages. Heidrun, fille de Witha et mère d’Hannah, celle qui a voulu le retour après la réunification dans la maison de son enfance, contre le désir de sa mère et de sa fille, se bat sans états d’âme contre Stefanie, le petit fantôme – fantôme en chair et en os, lui – surgi d’un pays fantôme, la RDA disparue, pour contester la légitimité de son éviction. Heidrun va régler le problème de manière brutale, mais cette maison lui est aussi nécessaire qu’à Stefanie. Or le rapport de force est à son avantage et c’est à celui qui a les meilleures armes. C’est la réalité du monde dans lequel nous sommes. Des gens meurent tous les jours pour arriver en Europe. Et parmi ceux qui survivent, certains parviennent à rester, d’autres sont renvoyés. Et les miséreux qui frappent à nos portes seront de plus en plus nombreux. Que disons-nous ? Que faisons-nous ? La pièce nous renvoie à cet état du monde.
C. C. : Comment expliquez-vous le fait que la pièce mette en scène des figures féminines ?
M. R.-D. : La pièce nous parle de mémoire, de transmission. Les hommes ne sont pas dans la pièce sur le même champ de bataille que les femmes. Un homme peut à la rigueur se suicider, s’en aller, ne pas suivre. Les femmes, devenues mères, n’ont plus ce choix. Du coup, c’est à elles que toutes les questions sont posées, c’est par elles que passe l’histoire transmise aux générations suivantes. Ce sont elles qui bâtissent ou abattent les fictions, qui font que les histoires sont, vraies ou fausses, pleines ou lacunaires. Mais les hommes, la figure des pères (ou des grands-pères) – morts ou absents – sont très importants. Parmi les fantômes qui hantent la maison, figure celui du mari de Witha, suicidé en 1945, celui dont la fille va construire la légende et le monument funéraire.
B. S. : C’est étonnant. On ne peut pas ne pas être quelque part. Et là où l’on est, il y a les fantômes. Nous sommes revenus à Hamlet. La Pierre n’est ni moins ni plus contemporaine qu’Hamlet.
M. R.-D. : Mais la pièce nous permet de réfléchir sur l’Homme dans l’histoire.
B. S. : Je pense qu’il n’y a pas de grand théâtre, de grand poème dramatique, qui ne soit pas une réflexion sur l’histoire...
M. R.-D. : ... à travers le plus souvent une histoire de famille.
B. S. : On peut parler de parabole, à propos de La Pierre, ce n’est pas du théâtre du quotidien, du théâtre documentaire.
Extraits de l’entretien réalisé par Caroline Chatelet, pour le Théâtre Dijon Bourgogne, le 9 septembre 2009.